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Voyage en Normandie,
avril 2007
RECIT DE VOYAGE A QUATRE VOIX Dès potron-minet ce samedi 28 Avril, 24 d'entre nous partaient à la découverte de la Haute-Normandie avec un programme bien alléchant autour du lin. Exposition Bonheur de Brodeuses, découverte du patrimoine au travers de châteaux et jardins, le lin et ses boutiques, le Musée de la Nacre . Une nouvelle aventure de fil commence, avec en prime un car confortable et un chauffeur aux petits soins. Le jour se lève lentement
sur les paysages de l'Auxois et du Morvan : de part et d'autre du ruban
d'asphalte, l'or des genêts jaillit des bordures, et les cytises
aux lourdes têtes dorées semblent nous saluer. Une brume
légère danse autour de nous, qui durera la journée,
créant ainsi un sentiment d'étrangeté. |
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Au fil des
heures, les paysages se font plus doux, les demeures de briques apparaissent,
tandis qu'à l'intérieur du car les " stakhanovistes "
de la broderie ne lâcheraient pour rien au monde l'ouvrage en cours
Quelques vols de mouettes, la mer n'est pas loin, et vers 13H3O nous arrivons
à Criel sur Mer, première étape de notre périple.
Sitôt installées, et quelques bouffées d'air marin respirées,
en route pour l'exposition
Bonheur de Brodeuses, qui fut un enchantement : Le Manoir de Briançon servait d'écrin à une suite de mises en scènes où toute une vie de lingère, couturière, lavandière et brodeuse défilait sous nos yeux émerveillés : ouvrages brodés en rouge, linge ancien chiffré, dentelles, galons et rubans, espaces-déco monochromes, en jaune, en bleu
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| Deux salles
attiraient tout particulièrement notre attention : la buanderie,
véritable reconstitution d'époque avec tub, lessiveuse, fers
à repasser, étendage de (beau) linge ancien, diverses brosses
au manche recouvert de broderie, pinces à linge brodées, paniers
à linge, sans compter la série de jeannettes toutes housses
brodées, etc
et enfin il nous faut parler du salon de thé
petite merveille de pergola reconstituée : sol recouvert d'écorces
et de caillebotis, tables nappées de patchwork sur lesquelles étaient
disposés de magnifiques bouquets assortis, objets de brodeuses encadrés,
le tout étant l'expression du parfait bon goût des organisatrices.
Quelques photos autorisées, et bonnes idées engrangées, en route pour la boutique Au fil de l'Yères où , dans un esprit " campagne ", trois univers nous étaient proposés : lin, point compté et décoration avec créations d'artistes et kits originaux . Fin de cette première journée qui s'achève par un excellent repas à l'Hostellerie de La Vieille Ferme constituée d'un ensemble de maisons de village typiques. |
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LE LENDEMAIN :
Tôt levées,
après un Brunch particulièrement apprécié,
nous partons à Varengeville sur Mer, pour une visite du célèbre
jardin
du Bois des Moutiers à l'architecture et au parc uniques en
France : Autour d'une maison construite en 1898 par un architecte anglais,
la famille de Guillaume Mallet, créateur des lieux, nous accueille
dans un ensemble de jardins clos où se mêlent harmonieusement
parfums et couleurs. La promenade, sur 12 hectares, se déroule
en une succession de clairières dans chacune desquelles une espèce
dominante imprime un caractère particulier. |
| Après ces chambres de verdure, rythmées par des arches et une pergola, nous découvrons le grand parc paysager où les floraisons spectaculaires précèdent les flamboyants magnolias de Chine, azalées de Turquie, rhododendrons de l'Himalaya aux dimensions exceptionnelles, collection d'hortensias bleus, érables du Japon. Dans le fond du parc, la vue sur l'église et la mer toute proche évoque la présence en ces lieux du peintre impressionniste Claude Monet. Cocteau fut l'hôte de la famille Mallet qui habite le Bois des Moutiers en permanence, et s'attache à perpétuer et embellir l'uvre de cet amateur de génie . |
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Après cet enchantement, en route pour Veules les Roses, station balnéaire de la côte d'Albâtre aux falaises crayeuses, l'un des plus anciens villages du pays de Caux : découvert en 1826 par une actrice de la Comédie Française, Veules devint rapidement une villégiature très prisée des hommes de lettres et artistes en vogue de l'époque : ruelles, riches villas et grands jardins en font le charme que nous découvrons tout au long du circuit du plus petit fleuve de France. Déjeuner libre, visite à pieds, et nouveau départ pour le château du Mesnil Geoffroy (XVIIIsiècle) à Ermenouville où nous attendent le Prince et la Princesse Kayali. |
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C'est en compagnie
de cette délicieuse personne que nous visitons une partie de
leurs appartements privés ; tout en nous contant l' histoire
de ses ancêtres nous apprenons moult détails concernant
leurs usages vestimentaires, et c'est presque avec émotion que
la princesse ouvre une petite boîte de bois précieux contenant
une " mouche " en taffetas noir datant de près de 200
ans
Après cet intermède
très XVIII, nous poursuivons notre périple vers Dieppe.
Entre temps, la boutique de lin de C
du Lin Créations à Daudeville nous ouvrait ses portes,
et la magie opérait encore : toiles de lin aux couleurs tendres
ou chatoyantes, pochettes originales, robes, etc
faisaient le
bonheur de plusieurs d'entre nous.
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LE TROISIEME JOUR : C'est un rendez-vous très attendu qui nous conduit à la Ferme du Val , où Annie Claude Bouquet et son mari , producteurs de lin fibre nous attendaient à leur ferme-boutique et dans un choix de toiles, galons et dentelles de lin inégalable, dans une ambiance bon enfant. Deniers épuisés, il nous faut maintenant prendre la route du retour, et notre dernière étape sera Méru dans l'Oise, et son musée de la nacre et de la tabletterie : |
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Créé en 1999, le musée est installé dans d'anciennes usines méruviennes ; il met en scène toutes les étapes de la fabrication des boutons de nacres : reconstitution d'ateliers avec démonstration, présentation de collection, petite production de dominos, bijoux et .. boutons de nacre. Les habitants de Méru étaient particulièrement réputés pour la qualité de leur travail et de nombreux façonniers travaillaient à domicile, dans un coin de la maison, entre le lit et le poêle ; les femmes du pays procédaient à l' " encartage ", soit de coudre les boutons de qualité sur des cartons où, par la suite, s'inscrivaient joliment les noms de " Mode Parisienne " ou de " Paris Nouveautés ". |
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Aujourd'hui, le bouton revient à l'honneur grâce à la mode de la " customisation " en mode et en décoration ;il se métamorphose également en bijou. Ainsi le savoir-faire ancestral se perpétue.Visite instructive et intéressante, notre regard sur le plus modeste bouton ne sera plus le même . |
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C'était là notre dernier rendez-vous : un léger détournement nous permit de traverser la ville de Versailles, d'admirer de loin le célèbre château., et c'est avec des projets plein la tête, et de nombreux petits paquets que nous arrivons dans notre belle cité des Ducs, avec un grand merci pour les organisatrices de ce voyage. Michèle S., Michèle P., Nathalie R. et Josette M.
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